Moi d’abord
Deux mois après.
Lorsque le groupe est en péril, est-ce moi d’abord ou le groupe en premier? Et lorsque le groupe n’est pas en péril, qui des deux privilégier? Moi, eux, ou nous? Observons autour, écoutons les nouvelles, une tendance forte semble s’être installé. Le paradoxe du « me-first » n’est pas nouveau. Il est même générationnel si on en croit le chercheur Stowe Boyd qui l’a résumé par cette phrase — qui dit tout — au sujet des réseaux dits sociaux: « Je suis d’accord pour partager si j’en retire d’abord un bénéfice personnel. » Le moi-d’abord ressemble fortement à l’exact opposé de l’altruisme et il est, peut-être, la tristesse collective d’une époque.