Elle est d’abord perçue comme telle par les autres, ceux qui ne voyagent pas seuls. Le voyageur solitaire a cette mine pas toujours réjouie, car il lutte sans doute avec le sentiment inconfortable de ne pas être compris. « C’est triste quelqu’un qui voyage seul » m’a-t-on une fois dit. Je l’ai d’abord cru, puis les kilomètres m’ont fait entendre la route autrement. Ce n’est pas triste, c’est différent. Il y a bien une tristesse, mais elle ne vient pas de la solitude, elle vient de la difficulté grandissante de trouver du lien.