Made (prononcer mâ-dé) s’adonne tous les matins au même rituel: prendre soin de ses oiseaux chanteurs. Lorsque je descends pour prendre mon café et mes toasts à la banane, il est déjà à pied d’œuvre et ne s’attarde pas à des banalités telles que me demander comment j’ai dormi ou si j’ai eu de l’eau chaude. Ses oiseaux l’attendent chaque matin et valent davantage que nos platitudes. Son engouement est celui d’un enfant devant un train électrique et à voir les coupes et les médailles ostensiblement exposées sur le perron, je sais que je suis en présence d’un chef de gare passionné.